L’avenir de La Presse
Cette nouvelle n’est pas surprenante, mais elle est très consternante. Au delà du côté institutionnel de La Presse et de son importance dans l’environnement médiatique Québécois, c’est certainement le signe de temps nouveaux qui ne peuvent se passer des quotidiens et des ses journalistes; du moins pas pour le moment. S’il existe encore au moins une chose que le web doit apprendre est le professionnalisme et la profondeur des articles et des contenus des quotidiens. D’avoir une disparition subite des quotidiens se compare à l’ado de 15 ans à qui on enlève la famille et les bons modèles. C’est aussi le signes que les changements se font beaucoup plus rapidement que les institutions et les gens qui les constituent.
Mea Culpa
En décembre dernier (2008), j’ai eu l’honneur de rencontrer les représentants de La Presse pour un formation sur la vente publicitaire web. J’avoue que ces 2 journées ont été particulièrement difficiles pour moi. Je suis le seul à blâmer pour cette situation. Il m’a été difficile de bien exprimer la valeur ajouter du web à la valeur sûr qu’est le quotidien. Il m’a été encore plus difficile de bien exprimer la différence fondamentale entre les lecteurs du quotidien papier et des Internautes de Cyberpresse.ca. Quel beau complément et quelle belle extension de la portée. Une chose est certaine, à côtoyer ces publicitaires (je parle ici des représentants), je confesse m’être réconcilier avec les journaux (quotidiens et hebdos). Nous avons beaucoup à apprendre de ce média. Nous avons à apprendre de ces bons et moins bons coups et il a apprendre la flexibilité et l’interactivité du web. Son autre très grande défi est de retrouver la place qui lui revient dans la chaîne. Aucun autre média ne pourra remplacer l’expérience du papier. Toutefois, ce n’est pas une raison pour ne pas se renouveler.
Tel que vu sur adoperationsonline.com
L’industrie des quotidiens à travers le monde traverse une crise structurelle alimentée par l’impact de l’Internet er accélérée par la récession.
«Votre journal, un pilier de la démocratie»
Pourquoi les journeaux ont-ils résisté à toutes les tempêtes? Parce que malgré les atouts dont jouissent les autres médias, l’imprimé conserve des avantages uniques. Ladémocratie, c’est le gouvernement par et pour les citoyens.
Hors, le web prend aussi du terrain sur les journaux dans ce domaine. Vous n’avez qu’à voir la puissances des blogues et de Twitter dans les événements suivant les élections en Iran.
Afin d’assumer pleinement leurs responsabilités – choisir leurs représentants, participer aux débats publics, militer pour les causes qui leur sont chères – les citoyens doivent disposer de l’information la plus complète possible. Cela signifie qu’ils doivent avoir accès à : un portrait exhaustif de l’actualité locale, nationale et internationale. Aucun média généraliste n’est autant en mesure qu’un grand quotidien de fournir un tel portrait de manière crédible et objective. Des enquêtes fouillées sur les zones d’ombre des gouvernements et des entreprises.
Et c’est dans son contenu approfondi et riche que le quotidien se démarque toujours des autres médias et même du web qui s’en approche le plus.
Ce n’est donc pas parce qu’ils sont moins pertinents que les quotidiens sont fragilisés, mais parce que leur modèle économique ne tient plus.
Ce n’est pas seulement son modèle économique mais aussi sa différenciation complète du web et son intégration dans les groupes de lecteurs plus jeunes. De mémoire, mon professeur de français de secondaire trois (M. Léonce Simard, Collège de Montréal) nous a bien informé sur l’importance des quotidiens comme source d’information et même, sur la meilleure méthode pour lire «Ma Presse» dans le métro. Tout comme le web, le journal devrait toujours faire partie intégrale de l’éducation de nos enfants. Ce qu’il faut, c’est de bien identifier le rôle du Web et du Quotidien dans la chaîne d’information. Chaque média en son temps et en son contenu…
Pour ce qui du modèle d’affaire, je crois qu’il y a encore beaucoup de façon d’exploiter les journaux imprimés. Ce n’est pas le mort en soit. Je crois qu’il faut revoir la création avant de pendre le média.
inspiré de l’article de M.Guy Crevier, Président et éditeur, Journal LaPresse, mardi le 16 juin 2009.













